présentation pour le numéro quatre de la revue "Cahiers Polymères, trimestriel de haute résistance"

"Une passionnée, volontiers têtue quand il s'agit de défendre la liberté d'expression et sa langue maternelle, généreuse, sensible, drôle, Francine Charron ne néglige rien ni personne, surtout pas elle-même, dans son écriture au scalpel"
J'écris pour modeler le silence
EXTRAITS de "lettres à personne, dissidence/manifeste", inédit


Les mots sont du sous-sol, ils raclent, ils disent « je » dans la nuit et je disparais


Ecrire, le saut dans le silence, l’instant extrait du monde, soutiré à la nuit, le mot respire/par à coup et débordement

Les mots sont blancs, je sais bien qu’on écrit en noir, mais les mots sont blancs, je ne sais pas pourquoi je tiens à ça…alchimie ?
 

Cherchent éditeurs: 
"Toute Lumière gardée", recueil de poésie, 2014-15
"Brûlot", (anciennement"Lettres à personne"), 2015-16,  manifeste de résistance/dissidence, écrits intempestifs






Je veille sur les lézardes
des murs, veille à la fenêtre
pour que le jour paraisse et rôde
tout le jour et tout le soir, prolonge une tendre soif
attendue par le silence
rêvée par un corps en filaments
je caresse des ombres, des peaux que personnes n’a encore vues



Poète/
par le vide, tu entres
dans la langue, par le souffle
tu maintiens
la vie



(écrire) : « j’ai lu une phrase un jour, qui a retourné toute ma langue, depuis je la cherche, cette phrase, j’écris à la poursuite d’une phrase, dans l’état de conversion où elle m’a laissée, je voudrais qu’elle revienne à mes lèvres, qu’elle soit le dernier visage entrevu, je voudrais, l’ayant trouvée, cesser d’écrire-mais elle m’obsède comme voir la mort à l’œuvre, comment se détacher de ça et pourquoi tout le reste est « stupide » ?
Je reste dans la stupeur du mort, de la phrase, de son trait agonique, du côté de la face noire et brulée du mot, du côté de l’œil se retournant blanc et dans l’organique, j’écris, présence, chair, tissu-peau... EXTRAIT